Le ministre du pétrole adoube le privé national

DEVELOPPEMENT DU CHAMP PETROLIER SANGOMAR

Le ministre du pétrole adoube le privé national

Les signatures de l’accord Etat-hôte avec la joint-venture composée de Woodside Opérateur, Cairn Energy, Far Limited et la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN) ; la lettre de la joint-venture ; la remise officielle du décret d’autorisation d’exploitation de la phase 1 de développement du projet Sangomar. Ce sont les trois actes majeurs qui ont marqué la cérémonie présidée le mardi 14 janvier dernier par le ministre du Pétrole et des énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé, qui a invité les entreprises sénégalaises à saisir les opportunités.

Le décret d’autorisation d’exploitation de la phase 1 de développement du projet Sangomar marque le feu vert donné par l’Etat pour le début des travaux devant aboutir au premier baril de pétrole attendu pour 2023. Après sa signature par le chef de l’Etat, le 8 janvier 2020, sa remise officielle au groupe d’exploitant composé des compagnies Woodside (Opérateur), Cairn Energy, Far Limited et la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN), a fait l’objet d’une cérémonie qui a eu lieu le 14 janvier dernier à Dakar. Une cérémonie présidée par le ministre du Pétrole et des énergies, monsieur Mouhamadou Makhtar Cissé et qui a réuni ses collaborateurs ainsi qu’un bon nombre de personnalités du secteur et de l’Etat.

M. Greg Mogan, Vice-Président de Woodside, opérateur du champ, qui a reçu au nom de la joint-venture (Woodside, Cairn Energy, Far Limited et Petrosen) et des mains du ministre le document signé, a rappelé qu’ « Il est attendu pour cette phase de développement une production de 230 millions de barils avec une production journalière estimée à 100 000 barils par jour ».

Selon Greg Mogan, « des centaines de millions de dollars seront injectées dans l’économie locale au cours des trois prochaines années, notamment par la fourniture de biens et services par les sous-traitants du développement du champ Sangomar, ce qui contribuera à créer des milliers d’emplois. »

Des opportunités pour lesquelles le Ministre du Pétrole et des énergies, dans son allocution, a exhorté les entreprises sénégalaises à saisir et qui, selon lui, entre dans le cadre du contenu local que l’Etat est en train de mettre en place. Pour Mouhamadou Makhtar Cissé, « Ces activités nécessiteront l’implication des entreprises sénégalaises, qui participeront à la chaine de valeur du projet notamment aux activités liées à la base logistique et qui porteront entre autres sur la fourniture de biens et services, le transport des équipements et la mise à disposition d’une main-d’œuvre qualifiée pour les sous-traitants. »

Des délais à respecter

Mieux, l’Etat du Sénégal, selon le Ministre, sera « engagé aux côtés de la joint-venture pour s’assurer de maintenir une étroite collaboration avec les communautés locales et les sous-traitants afin de réaliser les opportunités et les avantages potentiels de ce développement d’importance nationale », a-t-il déclaré.

Auparavant, dans le cadre de la cérémonie, le ministre et les membres de la joint-venture ont d’abord signé l’accord Etat-hôte, puis celle-ci a procédé à la signature de la lettre de la déclaration finale d’investissement. 

Tous ces accords marquent l’aboutissement de plus de deux années de travail rigoureux et assidu entre les différentes parties prenantes, comme l’a rappelé le Ministre, après le contrat de recherche et de partage de production signée avec la joint-venture en 2004 et qui a abouti, 10 ans après, aux découvertes de pétrole et de gaz en 2014. Aussi ces accords permettent-ils d’entrer dans l’étape de l’exécution de la phase 1 du projet Sangomar (situé à environ 100 km au sud de Dakar) qui sera le premier développement pétrolier offshore du Sénégal avec un premier baril attenu pour 2023.

Les travaux majeurs du projet incluent une campagne de forage et de complétion soutenue dans le cadre du développement. Celle-ci prévoit le forage de 23 puits qui seront reliés par un réseau de systèmes sous-marins progressivement installés sur le champ entre 2021 et 2023. Après avoir félicité les équipes de Petrosen et du Ministère pour, dit-il, « le travail abattu durant des années », le ministre a enfin exhorté Woodside au respect scrupuleux des délais, pour aboutir à la production du premier baril en 2023, suivant les engagements pris par l’opérateur.