La contribution des chercheurs va relever le niveau du débat

Abdoulaye DIA, Directeur de Cabinet Ministre du Pétrole et des Energies :

« La contribution des chercheurs permettra de relever le niveau du débat sur la gouvernance des ressources pétrolières et gazières »

« La contribution des chercheurs permettra de relever le niveau du débat sur les enjeux et défis d’exploitation » du pétrole et du gaz au Sénégal, a indiqué Abdoulaye DIA, Directeur de cabinet du Ministre du pétrole et des énergies.

Il s’exprimait le mardi 4 février 2020 à l’occasion de la première journée scientifique du réseau sénégalais des Think Tanks (SEN-RTT) organisée par l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR), le Bureau de Prospective Economique et Enda. Le thème de la journée portait sur la « Gouvernance des ressources pétrolières et gazières : état du débat et perspectives ».

Selon le Dr Cheikh Oumar Ba, président du SEN-RTT, le « réseau compte contribuer à sa manière aux efforts de création des conditions de partage d’informations et d’analyses objectives, en mettant un focus sur le pétrole et le gaz qui sont l’objet d’une grande attention de l’opinion eu égard aux importants potentiels socioéconomiques qu’ils recouvrent ». Il ajoutera que le SEN-RTT souhaite « offrir également une tribune scientifique qui a vocation de donner un point de vue scientifique sur le sujet du pétrole et du gaz, qui le plus souvent fait l’objet de passions et de controverses.

Le think tank veut ainsi apporter sa « contribution à ce débat que nous souhaitons ouvert, franc et prospectif pour que notre pays, le Sénégal, soit cité en exemple sur les plans de gouvernance, de respect de l’environnement et de paix, base de tout développement durable », a-t-il conclu. 

Pour le Directeur de cabinet du Ministre du Pétrole et des Energies M. Dia, la contribution des chercheurs dans les débats publics sur les enjeux d’exploitation et les défis, offre plus de clarté et moins de « passion ». 

« Lorsqu’on évoque la question de l’exploitation des ressources naturelles, le cadre juridique occupe une place « privilégiée ». C’est la raison pour laquelle le gouvernement du Sénégal a entrepris « plusieurs réformes du cadre juridique pour répondre aux attentes sur la transparence et les opportunités économiques offertes par ces ressources naturelles », a dit M. Dia.

Ces réformes juridiques sont, entre autres, l’inscription dans la constitution du Sénégal, « de l’appartenance des ressources naturelles au peuple », l’adoption d’un nouveau Code pétrolier qui prend en compte le nouveau contexte du pays avec les découvertes de pétrole et de gaz, la mise en place d’un Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS PETROGAZ), la création d’un Institut National du Pétrole et du Gaz (INPG) pour adresser la question du capital humain.

D’autres réformes sont venues consolider ce cadre législatif et réglementaire. Il s’agit particulièrement de la loi sur le contenu local, qui a pour objectif de faire « participer nos entreprises locales au développement de l’industrie pétro-gazière », pour créer « le maximum d’emplois possibles pour notre jeunesse » et l’adoption d’un Code gazier qui prend en charge les segments intermédiaires et aval des hydrocarbures.

Abdoulaye Dia reste « convaincu que les résultats issus des travaux seront, au vu de la qualité de l’expertise mobilisée, des sources d’inspiration des actions en termes de contenu local, de gestion des impacts environnementaux dans les exploitations pétrolières et gazières et d’exploration des voies d’optimisation des parts publiques dans les ressources issues du pétrole et du gaz ».