SECTEUR PETROLE ET ENERGIES
Le ministère du pétrole et des énergies identifie les niches porteuses d’emplois
Le Ministère du Pétrole et des Energies a organisé le jeudi 25 Mars 2021 un atelier de partage portant sur l’identification des secteurs porteurs d’emplois et plan de formation aux métiers du Pétrole et des énergies. Présidé par Mme Aissatou Sophie GLADIMA, Ministre du Pétrole et des Energies, l’atelier a vu la participation des compagnies pétrolières, des écoles offrant des formations dans le secteur, des institutions, des sociétés et agences qui sont sous la tutelle du ministère.

Ouvrant les travaux, Mme le Ministre du Pétrole et des Energies a insisté sur « l’impératif de répertorier l’ensemble des activités de la chaine de valeur pétrolière et gazière et de dégager des pistes de réflexion quant aux formations et compétences technologiques à mettre en place afin de répondre à la demande de l’industrie nationale et internationale ». Pour Mme Aissatou Sophie GLADIMA l’atelier doit permettre de lister « les métiers et les formations du secteur du pétrole et des énergies, explorer les opportunités qu’offre cette industrie aussi bien pour la jeunesse que pour le secteur privé, identifier les niches d’emplois et définir un plan d’action pour permettre la formation et l’employabilité des jeunes sénégalais dans le secteur ».

Dans sa présentation axée sur la formation, le Directeur Général de l’Institut National du Pétrole et du Gaz (INPG) s’est félicité de la tenue de l’atelier avant de rappeler l’importance de la formation dans le secteur pour assurer une employabilité. M. Aguibou BA de dire que « l’industrie pétrolière et gazière est très spécialisée avec des technologies de pointe et des risques importants. Donc il faut être préparé ». C’est ce qui explique d’ailleurs la mise en place de l’INPG dès le départ pour offrir une formation à la jeunesse sénégalaise pour qu’elle puisse participer de manière effective à l’exploitation du pétrole et du gaz. L’institut forme actuellement une cinquantaine de jeunes ingénieurs et de techniciens de haut niveau en préparation de la phase de production des projets GTA pour le gaz et Sangomar pour le pétrole.
S’agissant des autres métiers du pétrole et du gaz, les différentes présentations ont montré que des métiers comme le génie civil, la tuyauterie, la charpente métallique, la mécanique, le soudage sont autant de métiers qui intéressent particulièrement l’industrie pétrolière et gazière et beaucoup de jeunes sénégalais évoluent déjà dans ces branches. Mais il est bon de retenir que l’industrie pétrolière travaille avec des standards et des normes de sécurité très élevés. C’est pourquoi le directeur général de l’INPG pense que « compte tenu du niveau d’étude de beaucoup de nos artisans et techniciens, il faut se pencher sur les possibilités d’offrir des formations dans les langues nationales ».

Eviter de créer de faux espoirs
Toutefois, il ne faut pas créer de faux espoirs. Puisque les différents intervenants, tous experts dans le domaine sont d’avis que l’industrie pétrolière « ne peut réglée directement la question de l’emploi au Sénégal ». En effet dans la branche amont (exploration, production), les besoins en terme d’emplois sont généralement très spécialisés et très faibles. Dans le domaine de la distribution, du raffinage et de la chimie, les besoins seront modérés. Par contre, c’est dans le secteur indirect et les services connexes que les besoins sont assez prometteurs. Il s’agit de l’hôtellerie, de la restauration, de la sécurité, de l’entreposage, du transport, des services juridiques, de la maintenance Et c’est dans ces métiers de support que les sénégalais doivent faire preuve d’audace pour donner corps au contenu local qui devrait permettre au pays, en plus de la rente pétrolière, de tirer profit de l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz.
D’autres présentations sur les formations en énergie, les métiers de l’électricité et les métiers des énergies renouvelables ont été faites dans l’après-midi respectivement par l’Ecole Supérieure Polytechnique (ESP), Senelec et l’Agence Nationale pour les Energies Renouvelables (ANER).
De fortes recommandations ont été faites à l’issue des travaux, parmi lesquelles la mise en place de plateforme d’information et de partage de données, l’aide à l’insertion des jeunes, l’appui à l’industrie locale, le suivi-évaluation du volet emplois des projets, etc.