L’école pour faire adopter les bonnes pratiques.
Le Ministère du Pétrole et des Energies et le Ministère de l’Education Nationale ont signé le jeudi 8 avril 2021 un accord de partenariat visant à mettre en œuvre un plan de promotion et de vulgarisation de l’économie d’énergie dans les écoles. Portée par l’Agence pour l’Economie et le Maitrise de l’Energie (AEME), cette convention permettra à terme, à plus de 500 mille élèves de 10 mille établissements d’être initiés aux bonnes pratiques d’économie d’énergie.

Cette convention traduit le bel esprit de collaboration, d’échanges et de complémentarité entre les deux départements ministériels selon le ministre de l’éducation nationale. En effet, tous deux ont compris que les enfants d’aujourd’hui sont la société future et il faut les impliquer dans les campagnes d’information, de sensibilisation visant un changement de comportement dans la durée. C’est tout le sens de ce partenariat qui a pour but de promouvoir à travers l’école l’utilisation rationnelle de l’énergie.
Selon le ministre du pétrole et des énergies, « l’électricité pèse considérablement sur le budget de l’État, des ménages, des industries et des services. La promotion de son utilisation rationnelle doit donc être comprise comme une des urgences de l’heure, au moment où le Sénégal s’est résolument engagé à mobiliser les financements nécessaires pour atteindre l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2025 ». Mme Aissatou Sophie GLADIMA d’ajouter que c’est pour cela d’ailleurs, « Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République, a retenu la maîtrise de l’énergie comme un moyen d’alléger la facture énergétique de notre pays et de rendre plus performant notre système énergétique ».

C’est pourquoi la promotion de l’utilisation rationnelle de l’énergie pour la maîtrise de la demande, constitue un des leviers phares du plan de relance du secteur de l’électricité. Et c’est pour réussir ce pari que le MPE à travers l’AEME a voulu faire de l’école un partenaire privilégié pour sensibiliser et éduquer les nouvelles générations à être conscientes de l’importance de l’énergie. Pour le MPE, la pertinence de ce choix n’est plus à démontrer en raison « de la capacité de l’élève à assimiler plus vite que les adultes d’une part et d’autre part, du fait que le message est adressé aux futurs responsables de famille. S’y ajoute qu’en parlant aux élèves, nous touchons en même temps les parents ».

Inculquer la culture de l’économie d’énergie aux élèves.
Le ministre de l’éducation nationale a pour sa part magnifié « cette capacité d’innovation du MPE, à travers l’AEME qui vous a conduit à choisir le ministère de l’Education nationale comme partenaire de premier rang pour réussir ce pari ». Un choix qui selon Mamadou TALLA est plus qu’éloquent et trouve sa pertinence dans le fait que l’école demeure un lieu d’incubation, de formation et d’éducation dans toutes ses formes. Le ministre Mamadou TALLA s’est dit sensible au rôle fondamental que l’AEME joue pour la promotion de l’utilisation rationnelle de l’énergie dans notre pays.

« C’est un enjeu de taille pour favoriser l’accès pour tous à l’énergie tel que souhaité par le Chef de l’Etat à l’horizon 2025, au nom de l’équité sociale et territoriale. Au-delà des investissements colossaux consentis à cet effet, nous sommes conscients que l’atteinte de cet objectif passe aussi par la réduction de la fracture énergétique » a-t-il ajouté. Dès lors, il a donné instruction aux directions pédagogiques du ministère à poursuivre avec l’AEME, le travail déjà entamé dans les écoles et établissements. Il s’agira ainsi « de consolider les acquis et de développer par des actions d’éveil et de conscientisation d’autres stratégies à travers des programmes partagés et validés ». En clair il s’agit de travailler à développer des attitudes, des réflexes, bref la culture de l’économie d’énergie chez les élèves, à travers les situations d’enseignements apprentissages, pour former des jeunes conscients des gestes et comportements responsables à l’école, en famille et plus globalement en société.
Le projet a déjà connu une phase pilote réalisée avec un échantillon d’écoles assez représentatif à Dakar, Saint-Louis, Diourbel. Maintenant, il s’agit de l’étendre à une échelle plus large. Et selon le MEN « plus de 10 000 écoles, soit 500 000 apprenants à travers 16 Académies et 59 Inspections de l’Education et de la Formation sont concernées » par cette phase de généralisation.