Le Burundi à l’école du Sénégal

Le Directeur de Cabinet du MPE M. Issa DIONE a présidé le lundi 18 Octobre 2021 un atelier d’échange d’expériences qui a réuni des experts du MPE, de l’ASER, du SPE, de la CRSE, d’une part, et d’autre part, des experts burundais issus du ministère de l’hydraulique, de l’énergie et des mines, de l’agence burundaise de l’électrification rurale, de l‘autorité de régulation des secteurs de l’eau et de l’énergie. La rencontre à l’initiative du PNUD-Burundi avait pour objectif principal de permettre aux experts burundais de s’inspirer de l’expérience et du modèle sénégalais d’électrification rurale notamment dans la mise en place des mini-réseaux et des plateformes multifonctionnelles en milieu rural.

Ouvrant les travaux au nom de Mme Aissatou Sophie GLADIMA Ministre du Pétrole et des Energies, empêchée, le Directeur de Cabinet a d’abord souhaité la bienvenue et un excellent séjour à la délégation Burundaise. M DIONE a également remercié le PNUD qui a initié et facilité cette rencontre. Présentant la situation du Sénégal, le Directeur de Cabinet a rappelé que notre pays s’est doté depuis l’avènement du Président Macky SALL d’un référentiel unique des politiques publiques qui est le Plan Sénégal Emergent. Ce plan accorde une priorité au secteur de l’énergie, considéré comme un pilier fondamental pour le développement et la croissance économique. C’est ainsi que beaucoup d’efforts ont été consentis pour satisfaire la demande croissante en énergie électrique des ménages et des entreprises. Les différentes politiques ainsi initiées ont donné des résultats appréciables puisque « le taux d’électrification nationale est de 78%. Au niveau rural, il est de 55% et le pays vise l’accès universel en 2025  grâce à l’extension du réseau, la construction de mini centrales solaires ou la mise en place de systèmes photovoltaïques individuels ».

Cela requiert des investissements importants et le Sénégal compte sur l’appui des partenaires techniques et financiers et autres investisseurs. D’où la table ronde qui s’est tenue en avril dernier et qui a permis d’enregistrer des intentions de financement largement supérieures aux besoins du pays.

Magnifiant cette coopération Sud-Sud, M. DIONE a indiqué que  « le Sénégal est disposé à partager son expérience en matière d’électrification rurale avec le Burundi et tous les autres pays qui le souhaitent ». Pour lui d’ailleurs « il ne s’agit pas de donner dans un seul sens mais d’un échange puisque le Sénégal a aussi besoin d’apprendre des autres ».

Nous avons une curiosité d’apprendre de l’expérience Sénégalaise

Pour le chef de la mission Burundaise, le Sénégal est un excellent éleve en matière d’électrification rurale comparé à son pays. En effet selon Balthazar NGAYINIKE, Directeur Général de l’AREEN (Autorité de Régulation des secteurs de l’Eau et de l’Energie), «le Burundi connait un taux d’électrification modeste d’environ 12%  et a besoin de faire des efforts dans ce secteur. La capacité installée est actuellement de 78MW, le plus grand barrage produit 18MW ». C’est pourquoi « nous avons une curiosité et une envie d’apprendre de l’expérience sénégalaise dans le monde de l’électrification rurale ». Le Burundi souhaite particulièrement être édifié sur : la stratégie d’électrification rurale, le modèle d’affaires et le montage des projets dans le secteur ; le cadre légal et réglementaire propice et attractif pour les investissements dans le secteur de l’électrification rurale ; la tarification de l’électricité en milieu rural ; la coordination et la cohabitation des mini réseaux avec le réseau national.

C’est ainsi que plusieurs présentations suivies d’échanges ont été faites par les experts sénégalais sur la Lettre de Politique de Développement du Secteur de l’Energie, les initiatives pour l’accès au financement, le suivi-évaluation des projets et programmes, la stratégie d’accès universel et la place de l’électrification hors réseau et sur le modèle de gestion et la tarification dans les secteur de l’électrification hors réseau.