CRD à Fatick, Thiès et Saint Louis sur les projets pétroliers et gaziers.

LE MPE ENGAGE UN DIALOGUE DIRECT AVEC LES POPULATIONS
Dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie globale de communication sur les projets pétroliers et gaziers, le Ministre du Pétrole et des Energies a initié une série de Comités régionaux de développement dans les régions de Fatick, Thiès et St Louis. C’est une démarche de proximité voulue par Mme Aissatou Sophie GLADIMA pour instaurer un dialogue direct avec les autorités locales et les populations des zones d’emprise des projets afin de leur donner la bonne information sur l’état d’avancement de ces différents projets.
Comme un peu partout dans le monde, les découvertes d’hydrocarbures ont suscité beaucoup de débat au Sénégal. Un débat alimenté parfois par des non sachant qui contribuent plus à polluer le message qu’à donner une information de qualité. Or, l’engagement des autorités c’est d’instaurer un débat serein pour une exploitation optimale de ces ressources naturelles. En tenant donc ces Comités Régionaux de Développement, le ministère du pétrole et des énergies a pour seul objectif de « susciter l’appropriation, l’engagement et l’accompagnement des sénégalais et des parties prenantes dans la gestion durable des projets pétroliers et gaziers.”

Il s’agit selon madame le ministre « de mettre en œuvre la vision de son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République, qui a fait inscrire dans la Constitution de mars 2016 en son article 25 que « les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie ». Il souhaite ainsi que l’exploitation des ressources naturelles génère une croissance économique profitable à toutes les populations, particulièrement à notre jeunesse, l’avenir de ce pays.

A Fatick et à Thiès, les débats ont essentiellement tourné autour du projet Sangomar qui est dans sa première phase développement. D’ailleurs « les travaux sur site ainsi que ceux qui se déroulent dans les ateliers de fabrications des autres équipements dans d’autres pays du monde sont exécutés globalement à 25,7% à la date du 30 avril 2021 ». Ce champ pétrolier doit en principe livrer ses premiers barils de pétrole en 2023. Mais il faudra mobiliser d’importants investissement de l’ordre de plus 2 700 milliards de FCA. La production journalière attendue est de 100 000 barils par jour. Les 30 000 barils sont destinés à la SAR tandis que les 70 OOO autres barils seront exportés. Les aspects environnementaux, sociaux et économiques du projet, les opportunités qu’il offre à travers le contenu local, les investissements colossaux nécessaires pour l’exploitation, ont été passés en revu par les différents experts du MPE et le Directeur général adjoint Pays de Woodside, compagnie opératrice. Les Autorités locales et les populations des régions de Fatick et Thiès se sont beaucoup réjouies de ces rencontres. Elles ont par la suite fait part de leurs appréhensions et de leurs attentes par rapport au projet. Les inquiétudes les plus fortes ont été notées chez les pécheurs. Pour beaucoup d’entre eux, « le démarrage de l’exploitation du pétrole de Sangomar va signer la fin de leur activité de pêche ». D’autres intervenants ont évoqué la pollution avec les rejets et les risques de déversement. Mais sur toutes ces questions les experts du MPE ont apporté des réponses très claires qui ont finalement rassuré le plus grand nombre.

A Saint louis, il a été beaucoup question du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Il s’agit d’un gisement de gaz évalué à plus de 450 milliards de mètres cubes de gaz que le Sénégal partage avec la Mauritanie. « La première phase de développement du projet avance à un rythme satisfaisant. Les travaux sur les sites de Dakar (construction des caissons) et de Nouakchott (production de roches) ainsi que ceux qui se déroulent dans les ateliers de fabrications des autres équipements dans d’autres pays du monde sont exécutés globalement à 59,6% à la date du 30 avril 2021, pour un début de production prévu en 2023. C’est dire que l’espoir est permis ; notre pays va bientôt entrer dans le cercle des pays producteurs de gaz et de pétrole » s’est réjouie le MPE.

Une démarche inclusive, saluée par les participants
Lors des débats, les intervenants se sont beaucoup intéressés au contenu local notamment les décrets d’application de la loi, le profit que peuvent tirer nos entreprises face aux géants, les emplois possibles surtout pour les jeunes. Ils ont aussi évoqué les risques environnementaux et les menaces éventuelles sur la pêche sans oublier les aspects sécuritaires. Le MPE a tenu à remercier tous les intervenants notamment la société civile pour son rôle d’alerte avant d’évoquer les contraintes qui ont plus ou moins retardé d’un an l’exécution du projet. Sur les aspects environnementaux et sociaux, elle a rappelé que toute activité humaine peut comporter des risques mais gouvernement et compagnies opératrices (BP et KOSMOS) sont en train de prendre toutes les dispositions pour assurer une exploitation sans grand dommage sur les activités et la vie quotidienne des populations. A propos du contenu local, il a été rappelé que l’objectif est d’atteindre 50% de contenu local à l’horizon 2030. Déjà le chantier pour la fabrication des caissons au port de Dakar fait travailler plus de 100 entreprises sénégalaises. Au plan sécuritaire, Mme Aissatou Sophie GLADIMA a rappelé l’engagement des deux présidents à travailler main dans la main pour que cette exploitation se passe bien avec l’implication de la marine. S’agissant des pécheurs, le ministre a voulu les rassurer. Contrairement à une idée reçue, les zones d’exploitation pétrolières ou gazières se révèlent parfois très poissonneuses puisque les installations sous-marines peuvent constituer des sortes de récifs artificiels ou les poissons peuvent se reproduire.

Au finish, les différents participants à ces comités régionaux de développement ont fortement salué la démarche participative et inclusive et ont demandé au ministère du pétrole et des énergies à renforcer cette campagne de communication, notamment au niveau de la base, auprès des communautés locales.