DES AVANCEES NOTEES DANS TOUS LES SOUS SECTEURS

Le budget pour l’exercice 2022 du Ministère du Pétrole et des Energies a été voté à une très forte majorité par l’assemblée nationale le samedi 11 décembre 2021. Il est arrêté à la somme 231 953 586 343 FCFA contre 210 milliards FCFA pour l’exercice en cours soit une hausse de 20 milliards de FCFA.  Une trentaine de députés ont pris la parole lors de cette séance plénière. Au banc du gouvernement, à côté du Ministre du Pétrole et des Energies Mme Aissatou Sophie GLADIMA, il y’avait M. Abdoulaye Daouda DIALLO, Ministre des Finances et du Budget et M. Samba SY, Ministre du Travail, du Dialogue Social et des Relations avec les institutions.  

Les questions des députés ont tourné autour des projets pétroliers et gaziers, des projets d’électrification notamment dans les zones rurales, de la cherté des factures d’électricité et de la compensation que l’état verse à Senelec, de la transition énergétique, etc. Sur toutes  ces interpellations, Mme le ministre du pétrole et des énergies a apporté des réponses très claires.

Dans leur grande majorité, les députés  se sont réjouis des grandes avancées notées dans le sous-secteur de l’électricité et ont magnifié le travail abattu par les structures du ministère comme Senelec, l’ASER et l’ANER. Ils ont surtout salué l’ambition d’accès universel à l’électricité prévu en 2025 non sans demander un audit de l’électrification rurale compte tenu des disparités sur le taux d’accès entre les régions. A ce sujet, le MPE a rappelé que « le Sénégal travaille pour atteindre l’accès universel à l’électricité en 2025. Aujourd’hui nous sommes à un taux national de 78% soit 96% dans le monde urbain et 55% dans le monde rural ». Le Sénégal compte y arriver plus rapidement avec l’exploitation prochaine de son gaz qui sera transformé en électricité dans le cadre de la stratégie gas to power. Selon le MPE « l’utilisation du gaz permettra de produire plus d’électricité avec une réduction des coûts de production qui pourrait entrainer une baisse du coût de l’électricité ». A ce propos, le MPE a reconnu que l’électricité est certes chère au Sénégal mais « il faut savoir que si le chef de l’Etat n’avait pas subventionné, le prix serait beaucoup plus élevé parce qu’en fait ce sont les facteurs de production qui coutent cher notamment le fuel et l‘état a mis cette année plus de 100 milliards de FCFA pour soutenir les clients en compensant Senelec ».

Les pays du Sud doivent œuvrer à la préservation de leurs intérêts dans l’exploitation de leurs énergies fossiles

Sur les projets pétroliers et gaziers, le MPE a indiqué que l’état d’avancement est satisfaisant même s’ils ont été un peu ralentis par les impacts de la Covid 19. « Relativement à GTA, le niveau d’avancement de la construction des infrastructures est de 67% tandis que Sangomar est à 41%. Quant à Yaakar Téranga, les études d’évaluation du gisement se poursuivent pour une meilleure connaissance du système. Le premier baril de pétrole et le premier mètre cube de gaz sont attendus en 2023 ».

Beaucoup de députés se sont intéressés aux changements climatiques qui font planer des risques sur l’exploitation prochaine de nos ressources naturelles fossiles suite aux résolutions prises à la COP 26 par certains pays relativement aux financements des projets. A ce sujet le MPE a rappelé la position du Sénégal qui soutient que « les pays du Sud doivent œuvrer à la préservation de leurs intérêts communs dans l’exploitation de leurs énergies fossiles. Les changements climatiques ne sont pas de la responsabilité de nos pays qui ne doivent pas supporter les effets en termes de limitation de l’industrialisation ou d’utilisation des énergies fossiles d’autant plus que la technologie permet de réduire le niveau de pollution ».  

Le budget 2022 du ministère du pétrole et des énergies  est réparti en 4 programmes : le pilotage, la coordination et la gestion administrative ; l’électrification rurale et l’énergie renouvelable ; la sécurisation et l’approvisionnement en hydrocarbure et combustibles domestiques ; et l’optimisation du système d’offre d’électricité.